Boîtes à bruits

  • Réalisé avec : Ève Beaumont-Cousineau et Benjamin Merle (Conception Sonore)
  • Appel à projets: Osheaga
  • Date: Juin 2014

Le projet ‘’boîtes à bruits’’ est une réflexion sur les ambiances musicales qui nous entourent et dont nous ne prêtons pas attention. Le projet se constitue de deux cubes identiques, l’un est noir, l’autre blanc. Ils reflètent deux entités différentes et pourtant coexistantes. Le cube noir est en effet le silence, le vide, l’absence de sons. Il représente le repos, le confort et la perte de la notion du temps. Un moment de pause dans l’effervescence du festival d’Osheaga. Le cube blanc, à l’opposé du noir, est le surplus, le trop-plein. Il se matérialise en une surcharge de son et de lumière. Il permet d’expérimenter une ambiance totalement différente venant de la pièce électro-acoustique transmise à l’intérieur de la boîte blanche.

Ce projet vise à interpeller les festivaliers sur deux genres musicaux abandonnés : le silence et les bruits de notre quotidien. Cette musique quotidienne qui nous entoure chaque jour dont nous ne portons plus notre attention : le vacarme des automobiles, les travaux, les oiseaux aux premières lueurs du jour, les grillons au coucher du soleil, le cliquetis de l’horloge mural, les mécanismes des machines…

La Boîte à silence

La boîte noire, vous y entrez. La première image est un mur de pleine hauteur, coincé entre deux rideaux de velours épais. Vous le contournez pour arriver dans l’espace principal du cube, noir lui aussi. Une banquette surgit de cet aplat uniforme par ces stries lumineuses émanant de ses dessous. Elle s’amuse à longer les murs, elle est détendue et vous invite à vous y reposer. Une seule chose est perturbante, le son. Enfin l’absence de son. Ce silence est inhabituel, encore plus inhabituel dans un festival de musique. Vous voilà dans la boite à silence.

Rendu boite noire-1

 

 

 

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La Boîte à musique

La boîte blanche, vous y entrez. Une fois la porte ouverte un halo de lumière s’en émane. Une belle, mais inconfortable lumière blanche dans laquelle un autre cube blanc se détache. Votre assise. Cette assise est au centre, tel un musée où vous contemplez les oeuvres. Mais votre attention ne se porte pas seulement aux murs mais aussi dans l’espace à travers lequel le son est émis par quatre hauts parleurs aux quatre coins supérieurs du cube. Des bruits, cliquetis, chants d’oiseaux et mécanismes se mêlent ensemble pour faire ressurgir un quotidien que l’on n’écoute pas. Des bruits de la vie, ceux que l’on entend plus. Vous voilà dans la boite à musique.

Rendu final boite blanche