CCA

  • Réalisé avec: E. Beaumont-Cousineau, J.Lemay-Bonin, C.L.Charpentier, K.Turcotte
  • Durée: 2 jours
  • Concours: CCA

Imposer le fleuve dans la vie urbaine le temps d’une pause pour sensibiliser les Montréalais à la valeur du St-Laurent. Renouer avec l’instinct des Montréalais en véhiculant un fragment de la réalité du fleuve grâce à des sensations spatiales.Ramener le fleuve par une installation urbaine créant une identité formelle à ces quartiers de caractères industriels.

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Une caméra 3D capte l’image du St-Laurent et l’envoie au projecteur holographique situé au carrefour des rues Georges Vanier et Notre-Dame. Entre ces points de départ et d’arrivée, la trajectoire de l’image est recrée visuellement par un faiseau lumineux rebondissant à travers la ville sur un mobilier urbain.

Un réseau de rayons emporte l’image de la rive à la ville.

Sans titre - 14

Mobilier urbain modulaire

Recyclage des poutres d’acier provenant d’anciennes usines du quartiers.
Intégrer le fleuve en harmonie avec la trame urbaine existante.
Unifier et revitaliser le quartier en lui créant une identité formelle basée sur son passée industrielle.

 

Texte complet pour le concours :
La ville est une jungle dans laquelle nous menons nos vies à un rythme effréné. Il est étonnant de constater son profond déracinement vis-à-vis de la nature, sa source. Le paradoxe contemporain peut s’observer ainsi : même dans des quartiers tels que Pointe-Saint-Charles et Griffintown situés sur les rives immédiates du fleuve, une planification urbaine lacunaire produit une nette sensation psychologique d’éloignement du Saint-Laurent. De cette problématique découle notre volonté de ramener le St-Laurent en ville. Nous la concrétisons par une installation urbaine créant une identité formelle pour les deux quartiers à caractère industriel.Cette installation débute au bord du fleuve : une caméra 3D capte l’image du St-Laurent et l’envoie au projecteur holographique situé au carrefour des rues Georges Vanier et Notre-Dame. Entre ces points de départ et d’arrivée, nous recréons visuellement la trajectoire de l’image par un faisceau lumineux qui rebondit à travers la ville sur un mobilier urbain. En plus d’unifier le quartier, ces lampadaires produisent une réaction en chaîne où chaque lampadaire reçoit le faisceau et le renvoie sur le prochain. Nous mettons ainsi en place un réseau de rayons lumineux remportant l’image de la rive à la ville. Symboliquement, nous reprenons un circuit de miroirs ricochant le reflet du fleuve. Le réseau parcourt le district entier depuis le sud de Pointe-Saint-Charles jusqu’au nord de Griffintown.
Ainsi, les trajets lumineux se terminent à l’intersection choisie pour former un « nuage » tridimensionnel flottant au-dessus des voitures et des piétons pour les inonder d’une contemplation provoquée de l’état actuel du Saint-Laurent. Il est intéressant d’utiliser l’un des rares temps d’arrêt intrinsèques à la vie urbaine pour illustrer, simultanément, une zone naturelle de la ville qui est abandonnée. En somme, le concept est de sensibiliser les citadins à sa présence de façon ponctuelle et virtuelle, tout en les invitant également à s’y déplacer afin de profiter de l’expérience intégrale in situ en suivant le parcours lumineux dessiné dans la ville.